D’après l’œuvre de Mourad Merzouki, chorégraphe, 5.21’

Par Raphaël Verdon.
« C’est une confrontation du monde réel au monde immatériel et virtuel et déformé par celui-ci. Je cherche à faire dialoguer ces deux mondes. Le contenu du montage son est inspiré de l’atmosphère de la vie quotidienne, des bruits insolites et variés, humains, métalliques, craquements… Aujourd’hui, une forte exposition au son fait partie de notre quotidien. Je crée donc une conversation entre le son, des bruitages de pas et la visualisation d’une image construite sur ces deux mondes: le réel et le virtuel. Ces deux mondes se confondent mais se distinguent aussi.
Je cherche à créer un équilibre entre ces deux mondes, sans que l’un prenne le pas sur l’autre. J’appréhende l’espace du geste par des mouvements qui prolongent une visualisation d’illusion de rêve imaginaire.
C’est une énergie sonore qui crée une image de vagues, d’ondes qui vibrent entre elles.
Cet effet sonore est une marche qui côtoie le mouvement dans un espace à la fois fermé et ouvert vers un vaste horizon.
Les bruitages sont inspirés de la vie quotidienne. J’ai capturé des éléments d’un monde réel et, en montant ce son, il est devenu un monde de synthèse.
J’appréhende l’espace du son dans cette ambiance mouvementée. Je crée une image comme une invitation au voyage.
L’image-son est une illusion déformée d’un rêve lointain. J’ai essayé de créer des rêves étranges. C’est la création d’un mouvement dans l’imagination mettant en scène une histoire.
Cette pièce sonore est inspirée de l’œuvre de Mourad Merzouki, chorégraphe. »
Raphaël Verdon, 2017.

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